All posts by la Science et au-delà - Géobiologie bro Aven

De formation juridique je m'intéresse également à la science tout en étant ouvert et curieux des champs qui restent à explorer. Je me forme dans ce domaine auprès de Lynne Mac Taggart, Paul Thévenot, Raymond Hert et Aleksandr Russanov. Si le critère de la science est la reproductibilité et la compréhension des phénomènes, la radiesthésie à tout d'une science.

électrosensibilité: Conférence-débat / Ateliers / Film TREGUNC (29) 3/10/15 10h – 18h Les Brigantines KERSIDAN – salle la Cambuse

logoINSTITUT DE GEOBIOPHYSIQUE APPLIQUEE®

L’électrosensibilité, nous sommes tous concernés mais mal informés

nuit sans repos

les enfants exposés

 

Conférence-débat / Ateliers / Film TREGUNC le 3 OCTOBRE de 10h à 18h Les Brigantines KERSIDAN – salle la Cambuse 2€

 

Informations 02 98 50 60 99 / contact@geobiologiebroaven.com

 

Share this:
Share this page via Email Share this page via Stumble Upon Share this page via Digg this Share this page via Facebook Share this page via Twitter

revenir de l’électrosensibilité

  • Naturopathe et détenteur d’un doctorat en nutrition, Brian Clement dit avoir traité avec succès plus de 4 000 personnes électrohypersensibles — dont plus de la moitié sont en rémission partielle ou totale — à l’Institut Hippocrate qu’il dirige avec sa femme Anna Maria Clement. Fondé à Boston en 1956 par la nutritionniste Ann Wigmore et aujourd’hui basé en Floride, cet institut est l’un des centres de santé naturelle les plus réputés au monde.

    Selon Brian Clement, l’électrohypersensibilité est notamment due à une intoxication aux métaux lourds endommageant notamment les systèmes nerveux et immunitaire. Voici l’intégral de l’entrevue téléphonique qu’il nous a accordée en janvier 2012 et qui se termine avec plusieurs conseils très utiles.

    Lire aussi les conseils du cardiologue William J. Rea, pionnier américain de la médecine de l’environnement.
    Et les conseils du pharmacien québécois Jean-Yves Dionne.
    AF : Depuis quand vous intéressez-vous aux CEM ?
    BC : Tout a débuté dans les années 1980, lorsque je me suis intéressé aux thérapies électromagnétiques que j’ai découvertes en Europe. J’ai fait l’acquisition de telles machines thérapeutiques, dont certaines coûtent des millions de dollars, après avoir constaté qu’elles avaient aidé des personnes extrêmement malades. L’origine de leurs malaises a été liée à l’âge de l’électronique. Depuis les années 1990, ces personnes passaient leurs journées devant un écran cathodique, puis, avec l’arrivée des téléphones cellulaires, leurs symptômes s’étaient aggravés radicalement. Il fut facile d’établir un lien avec les CEM. Parfois, leurs symptômes disparaissaient lorsqu’ils cessaient d’être exposés à cet électrosmog, mais dans les cas les plus graves, les symptômes ne faisaient que diminuer. Depuis environ 30 ans, nous analysons le sang vivant de nos patients au microscope, et ces dernières années, nous avons fait des tests de biofréquences et des analyses de sang classiques. Les gens les plus électrohypersensibles sont des conducteurs universels d’électricité. Malheureusement, les médecins les réfèrent très souvent en psychiatrie. Pourtant, il s’agissait en général de gens heureux au travail et dans leur famille, et en santé jusqu’au jour où ils se sont mis à sentir la pluie deux jours à l’avance, à sentir les voitures qui passent dans la rue et à avoir mal à la tête quand leurs enfants allument le téléviseur. »

    AF : Qu’est-ce qui se passe chez ces personnes ?
    BC : La prémisse de base est bien simple : le corps humain est avant tout électromagnétique. Depuis deux mois, je travaille avec le Dr Valerie Hunt, une femme extraordinaire qui a 95 ans. En 1948, elle est devenue la première femme professeur de médecine à l’Université de la Californie. Dans les années 1950, elle a été une pionnière des traitements et thérapies par biofréquences. Nous espérons remplacer le paradigme de la biologie physique par celui de la biologie humaine quantique où nous démontrons que les CEM les plus importants ne sont pas ceux qui se trouvent dans nos cellules, mais ceux qui sont dans la toile électromagnétique qui est la base de qui nous sommes.

    Le corps possède cent trillions de cellules qui ont une fréquence électromagnétique. Lorsque cette fréquence est anormale, la cellule peut muter et se développer en cancer, ou, si vous êtes chanceux, la cellule deviendra un kyste, ou entraînera une maladie cardiovasculaire ou une maladie mentale. Voici une explication plus simple : quand on regarde des cellules en santé au microscope, on voit des cellules dodues et rondes, qui tournent dans le sens des aiguilles d’une montre, symphoniquement au rythme des océans, de la rotation de la terre, etc. Tout a une connectivité électromagnétique. Dans toute cellule, il y a plusieurs éléments, mais l’un de ceux qui vous attirent et vous branchent à l’électromagnétisme est la magnétite. Elle peut vous connecter à un homme qui hurle à 10 000 milles de distance, à la lune, à l’univers et, malheureusement, aux CEM créés par l’homme. Le corps est comme une éponge. Tous les médecins, même les plus conservateurs, vous testent avec des appareils électromagnétique, mais comme l’industrie pharmaceutique contrôle leur profession, ils vous traitent avec des produits chimiques. Qu’est-ce qu’une résonance magnétique, une tomographie par positons (PET Scan), un tomodensitogramme (CAT Scan) ou une échographie ? Ce sont des manières de mesurer les biofréquences, les fréquences électromagnétiques de vos cellules. C’est un art, une science sophistiquée qui permet de déterminer quelle maladie vous afflige par la fréquence incorrecte de vos cellules. Alors ici à l’Institut, nous vous traitons de façon électromagnétique — à la bonne fréquence et à la bonne dose — et nous vous donnons des aliments vivants qui contiennent de l’électromagnétisme.

    Votre corps peut tolérer un peu d’interférence électromagnétique, mais quand elle est constante, les cellules se mettent à mourir ou à muter ou à ne plus régénérer vos os, vos tissus et vos organes. Si vous me demandez quel est le problème le plus grave que l’homme ait créé, je vous répondrai qu’en premier c’est l’électropollution, suivi des produits chimiques et des métaux lourds.

    AF : C’est ce que disait dans une entrevue en l’an 2000 le Dr Robert Becker, qui fut deux fois candidat au prix Nobel de médecine: « Je n’ai aucun doute dans mon esprit que présentement la forme de pollution la plus répandue dans l’environnement terrestre est la prolifération des champs électromagnétiques. »
    BC : Il avait raison.

    AF : Que répondez-vous lorsque l’Organisation mondiale de la santé dit qu’il n’a pas été prouvé que les symptômes des gens qui se disent électrohypersensibles sont liés à l’exposition aux CEM.
    BC : Il faut se rappeler que le monde dans lequel nous vivons est contrôlé par des intérêts corporatifs. Bien que l’on nous enseigne en Occident que nous sommes libres, nous sommes probablement plus manipulés que les gens qui vivent dans les pays où les populations sont contrôlées de façon flagrante.

    AF : En fait, la Russie et la Chine ont adopté des limites d’exposition aux CEM parmi les plus sévères au monde afin de protéger leurs populations.
    BC : C’est parce que d’excellentes recherches sur les CEM ont été réalisées dans ces mêmes pays.

    AF : Ce sont pourtant les pays où les droits démocratiques sont les plus brimés ! Qu’est-ce que cela révèle de nos sociétés ?
    BC : Ici, l’argent est devenu un dieu. En Occident, les gens ont perdu le sens de l’’éthique et de l’honneur. C’est pourquoi nos sociétés sont en crise. Quand les gens étaient pauvres, ils vivaient selon leurs valeurs. Nous avons eu la vie trop facile pendant trop longtemps, alors nous avons perdu nos valeurs. Je n’oublierai jamais ce que l’ancien chef soviétique Nikita Khrouchtchev a dit à John F. Kennedy quand j’étais jeune : « Ne vous en faites pas, nous n’avons pas besoin de vous bombarder avec la bombe atomique, vous allez vous détruire avec votre cupidité ! Malheureusement, sa malédiction s’est réalisée. Ceci dit, il est important de dire qu’aujourd’hui, quiconque doute que l’énergie électromagnétique puisse avoir des effets néfastes sur la santé des humains est au mieux un fou, au pire, un humain corrompu. Mettez-moi n’importe quelle personne en santé dans une pièce, j’allumerai un appareil radio, et un test de sang vivant montrera immédiatement une différence dans ses cellules. Elles passent de l’écoulement libre d’un beau concert de Mozart, puis quand on introduit un CEM, dépendamment du niveau d’intensité, elles se masseront ensemble dans un coin comme si un monstre était entré dans la pièce. Et plus la fréquence sera élevée, tout comme avec certaines fréquences plus subtiles mais aussi dommageables, plus elles se colleront ensemble comme des enfants qui veulent se protéger.

    AF : Parlez-nous davantage de vos outils diagnostiques.
    BC : L’outil qui est de loin le plus précis est le microscope à champ noir que l’on utilise pour faire le test de sang vivant. De plus, la machine de test de biofréquences Ondamed est l’une des plus sophistiquées aujourd’hui. Elle a été inventée par un Autrichien et elle ne détecte pas seulement les problèmes électromagnétiques, mais également les problèmes de fréquences biologiques car elle teste la biofréquence des systèmes cellulaires et organiques. La bonne nouvelle, c’est que l’efficacité de cette technologie double à tous les huit à dix mois, ce qui me coûte cher en équipement car je les change aux trois ans !

    AF : Au Québec, à cause de la popularité du chauffage électrique, nos niveaux d’exposition aux champs magnétiques sont parmi les plus élevés au monde. De plus, nous avons les taux d’incidence de cancers liés aux champs magnétiques (du cerveau, du sang, du sein et infantiles) les plus élevés au pays. Or, le taux d’électrosensibilité semble aussi augmenter chez nous avec la prolifération des appareils sans fil, y compris les nouveaux compteurs « intelligents » d’Hydro-Québec qui émettent des radiofréquences, mais on nous répond que les réactions sont sans doute psychosomatiques !
    BC : Dans les années 1970, il y avait encore des médecins qui disaient que l’hypoglycémie n’existait pas et qui référaient ces patients chez le psychiatre en disant qu’ils étaient en dépression. Aujourd’hui, c’est une condition communément reconnue en médecine classique.

    AF : Selon les diverses études européennes, jusqu’à 13 % des gens sont déjà hypersensibles aux CEM. Qu’en pensez-vous ?
    BC : Je pense que nous sommes tous sensibles aux CEM et que de 3 à 5 % des gens sont hypersensibles. Nous traitons 2 000 personnes par année et au moins 150 d’entre elles tombent dans cette catégorie. Évidemment, nous traitons surtout des gens malades, mais selon moi c’est certainement plus de 4 %.

    AF : Pourquoi certaines personnes deviennent-elles électrohypersensibles et non d’autres ?
    BC : C’est que leurs cellules ont déjà des biofréquences anormales, soit de naissance ou parce qu’elles ont été exposées à différentes substances dans leur enfance, notamment aux métaux lourds. Si vos cellules contiennent des métaux, ces derniers vont attirer et accroître les fréquences électriques comme un paratonnerre, ce qui vous rendra plus susceptible de développer des symptômes de HSEM. Bref, plus votre corps contient de métaux lourds, plus vous aurez de problèmes [de santé] électriques.

    AF : Les personnes électrosensibles souffrent-elles aussi de débalancements chimiques ?
    BC : Absolument, 100 % d’entre elles. Les gens qui ont des problèmes électromagnétiques ont aussi des problèmes chimiques et ceux qui ont des problèmes chimiques sont plus susceptibles aux CEM. Nous constatons une incidence plus élevée d’acidité chez 100 % de ces gens, plus de maladies cardiaques et de troubles du cerveau. Dans les cas modérés, on parle de déficit de l’attention et de dyslexie, et dans les pires, du cancer du cerveau. Aujourd’hui, si on ne comprend pas à quel point le problème est sérieux, il suffit d’observer les statistiques de cancer chez les enfants. Quand j’ai débuté ma carrière il y a une quarantaine d’années, on ne voyait pas d’enfants atteints du cancer du cerveau, alors qu’aujourd’hui c’est la deuxième cause de décès avec la leucémie infantile (les accidents mortels sont au premier rang). Alors, comment expliquer que l’on soit partis de zéro il y a deux générations et que nous soyons rendus à la situation actuelle ?

    AF : Certains blâment aussi l’usage courant des pesticides.
    BC : Oui, mais c’est la deuxième cause avec les métaux lourds. La première cause est la pollution électromagnétique. Les deux se rejoignent, évidemment.

    AF : Et il y a synergie entre ces divers polluants dont les effets sont ainsi multipliés.
    BC : Oui. C’est une synergie des énergies qui créé des énergies anormales.

    AF : J’ai récemment demandé à plusieurs spécialistes à travers le monde s’il est possible de traiter les personnes électrosensibles, évidemment en plus de réduire leur exposition aux CEM. Certaines personnes voient leur santé s’améliorer en se désintoxiquant et en prenant des suppléments naturels, alors que d’autres ont essayé plein de choses sans succès. Qu’en pensez-vous ?
    BC : Je crois que l’on peut réduire les symptômes dans 100 % des cas, mais que dans environ 40 % des cas, les gens auront des effets négatifs toute leur vie. Ceci, parce qu’ils ont épuisé leur système nerveux à un tel point que leurs cellules nerveuses fonctionnent à une fréquence anormale. Chez l’autre 60 % des cas, les gens arrivent à réguler leurs neurones et leurs nerfs mais ça peut prendre des semaines voire des années selon les individus.

    AF : Si votre médecin vous recommande la méditation, j’imagine que ça ne peut pas faire de tort.
    BC : En effet, parce que la méditation vous aide à vous recentrer. Tout ce qui permet de vous « grounder » est une bonne façon de s’en tirer. On peut faire des choses
    simples, comme marcher pieds nus idéalement sur la terre ou sinon sur vos planchers de bois ou de tuiles. Je ne suis pas un expert dans ce domaine, mais j’ai aidé un ami à mettre à la terre un studio d’enregistrement dans son chalet. C’est bien simple : nous avons placé un fil de cuivre d’un huitième de pouce de diamètre tout autour du chalet, puis l’avons rattaché à de grosses tiges métalliques enfouies aux quatre coins du bâtiment. Moi-même, je n’aime pas particulièrement les bijoux, mais je porte au cou un pendentif qui agit comme bouclier contre les CEM. Plusieurs de ces dispositifs fonctionnent. J’utilise notamment une puce Gia Wellness — l’entreprise qui a acquis la technologie Biopro — sur tous nos ordinateurs et tous nos téléphones cellulaires. Il y a plusieurs années, j’ai eu le privilège de discuter pendant trois heures avec l’inventeur de cette technologie d’effet de résonnance moléculaire, le Dr Igor Smirnov, ancien chercheur à l’Université de Saint-Pétersbourg, en Russie. Elle découle des recherches faites par l’armée américaine et par l’agence spatiale soviétique. Il m’a expliqué : « Des cosmonautes dans la vingtaine revenaient de trois jours dans l’espace et ne tenaient plus debout. Sur le plan biologique, ils étaient devenus des hommes de 60 ou 70 ans. Notre conscience nous interdisait de les envoyer dans l’espace sans trouver un moyen de les protéger des rayons gamma. Nous avons donc mis une toile protectrice autour des capsules spatiales. »

    AF : Le médecin et avocat américain George Carlo, l’un des premiers chercheurs à identifié les risques des téléphones cellulaires dans une étude financée par l’industrie, a pourtant dénoncé le fait que certains de ces produits n’étaient pas toujours fiables, et parfois même dangereux. Selon lui, le fabricant des puces de protection Biopro, a déjà connu des problèmes de fabrication. Or, certaines personnes électrosensibles avaient été très malades après avoir utilisé ces produits défectueux. Elles avaient utilisé longuement leur cellulaire croyant qu’elles étaient protégées alors qu’elles ne l’étaient pas. Carlo s’était dissocié de la technologie Biopro parce que la compagnie aurait refusé de reconnaître le problème et de reprendre les produits défectueux.

    BC : Quand j’utilise mon cellulaire, je ne le mets jamais sur ma tête, j’utilise toujours la fonction mains libres, avec un haut parleur à 29 $ que l’on peut aussi installer dans sa voiture. Et je l’utilise rarement, tout comme mon ordinateur que j’emploie uniquement pour mes présentations Powerpoint. Je n’écris même plus à l’ordinateur : j’utilise plutôt le logiciel de reconnaissance vocale Dragon qui est précis à environ 98 % et qui permet même de corriger sans clavier.

    AF : Pour revenir aux métaux lourds, sont-ils la première cause de l’électrohypersensibilité ?
    BC : Il n’y a pas de doute que la combinaison des métaux lourds et des CEM est la cause numéro un de l’hypersensibilité aux diverses fréquences.

    AF : Alors comment désintoxiquez vous les gens affectés ?
    BC : Ils doivent d’abord éviter la viande car elle contient trop souvent des métaux lourds conducteurs d’électricité. La plupart des métaux lourds sont stockés dans les parties grasses du corps, dans les organes et les cellules. La première étape consiste à se débarrasser de l’excès de gras. En second lieu, nous recommandons l’usage quotidien d’un sauna à infrarouge, puis la consommation copieuse (au moins 30 comprimés par jour, dans les cas les plus graves de 120 à 180 comprimés par jour) de chlorelle, une algue verte d’eau douce. Ensuite, nous mettons les gens dans un sauna à infrarouge au moins 30 minutes, une fois par jour pour les cas faciles, et de 30 à 60 minutes, deux ou trois fois par jour, pour les cas lourds. Il est important de commencer lentement et d’augmenter progressivement la durée de la séance de sauna.

    AF : Oui, car la transpiration renvoie les métaux lourds dans le sang, n’est-ce pas ?
    BC : Sans aucun doute. Les ondes infrarouges ont une fréquence qui réchauffe l’intérieur des cellules et les ouvre comme si on les chatouillait. Mais il ne faut pas oublier que le plus important est de consommer de l’eau très pure.

    AF : Oui, moi je filtre mon eau de puits avec un système à l’osmose inverse. Mais faut-il vraiment boire huit verres d’eau par jour ?
    BC : Pour chaque livre de poids corporel, les gens doivent boire quotidiennement ½ once d’eau ou de jus vert — par exemple, un jus d’herbe de blé qui désintoxique et équilibre vos protéines. Bref, si vous pesez 150 livres, il vous faut 2,2 litres d’eau par jour.

    AF : Et quels sont les suppléments alimentaires les plus importants pour les électrosensibles ?
    BC : Les algues et l’argile verte comestible provenant de France. De plus, des enzymes systémiques aident à rétablir la fréquence normale des cellules.

    AF : Quels minéraux et vitamines favorisent la désintoxication ?
    BC : Les vitamines B permettent aux nerfs de se développer biologiquement afin que les neurones puissent retrouver leur état normal. Il faut être très prudent car, comme je l’écrivais il y a quelques années dans mon livre Supplements exposed, 91% des vitamines contiennent des produits chimiques synthétiques nocifs. Il faut les éviter. Les suppléments vitaminiques qui sont bons sont faits d’ingrédients entiers comme les marques New Chapter et Vitamin Code. Les minéraux sont aussi très importants. Comme la plupart ne sont pas digérés par le corps, il faut choisir des minéraux ioniques. Par exemple, la plupart des comprimés de calcium sur le marché contiennent des coquilles d’huitres broyées et durcissent les artères ou, pire encore, de la craie broyée qui cause le cancer. Les minéraux ioniques les plus importants pour les personnes électrosensibles sont le manganèse, le magnésium, le phosphore et le calcium. Il est bon de manger des algues marines rincées de leur sel car un taux élevé de sodium augmente les fréquences électriques dans le corps. Au Canada, je recommande le goémon (dulce en anglais).

    AF : Et que recommandez-vous de plus ?
    BC : Si possible, il est très important de prendre des bains minéraux, par exemple de mettre dans votre bain des sels comme celui de la Mer Morte ou même du sel ordinaire. Vous vous étendez dans de l’eau très, très chaude pendant 20 à 30 minutes, le soir avant de vous mettre au lit. Pour une expérience un peu plus puissante, ajoutez un quart de tasse de poudre de gingembre (beaucoup moins chère si on l’achète dans un marché d’aliments indiens.) Celle-ci chauffe le corps doucement et ouvre les pores de la peau afin de vous donner plus d’énergie ionique mettant à la terre l’énergie électromagnétique dans votre corps. L’eau, évidemment, est le meilleur conducteur.

    AF : Mais l’eau doit être filtrée pour éviter que les polluants qui s’y trouvent pénètrent par ces pores ouvertes, n’est-ce pas ?
    BC : Oui, c’est pourquoi il faut mettre un bon filtre sur une pomme de douche téléphone et l’utiliser pour remplir votre bain. L’eau des municipalités et même l’eau des puits est très polluée partout dans le monde. Une usine peut polluer l’eau souterraine à 200 miles de distance.

    AF : C’est malheureux car beaucoup de gens sont préoccupés par tous ces polluants qui dépriment le système nerveux. Selon vous, que faudra-t-il pour réveiller les gens ?
    BC : Je crois qu’il faudra prendre conscience de l’incidence croissante des maladies environnementales. Ce qui me fait le plus peur, c’est qu’aujourd’hui, les gens les plus malades que je traite sont les plus jeunes. Ça rend mon travail plus difficile car il est beaucoup plus facile de traiter une personne de 60 ou 70 ans qui a vécu sa vie. En ce moment, j’ai une jeune fille de 16 ans qui se meurt d’un cancer de stade 4 [métastases propagées aux autres organes]. Une telle situation est devenue courante parce que l’on vit dans une fosse septique et que les gouvernements défendent davantage les intérêts des entreprises que ceux des citoyens.

    AF : Parlez-moi davantage des produits qui peuvent nous protéger des CEM.
    BC : Il y en a plusieurs sur le marché international.

    AF : Avez-vous essayé l’EMF-Bioshield pour les écrans d’ordinateurs et les téléviseurs ?
    BC : Oui, et il semble fonctionner. Le public fait confiance à l’éthique des fabricants, mais il y a malheureusement des gens sans éthique qui fabriquent des saloperies et qui vous disent que leurs produits vous protègent. Par contre, il y a aussi des gens fiables qui s’appuient sur une véritable science. Si vous pouvez fabriquer un produit qui satisfait une norme issue de la littérature scientifique révisée par des pairs, ce produit aura une certaine crédibilité. Quand j’ai commencé à étudier ces dispositifs il y a plus de 30 ans, j’étais sceptique, je pensais que c’était de la foutaise, pour être honnête. Puis j’ai vu un film dans lequel on voyait des ondes électromagnétiques, puis on voyait que ces ondes n’affectaient plus la personne grâce à un tel dispositif qui les blindait. Ma collègue, le Dr Valerie Hunt, était déjà au courant de tout cela il y a 60 ans. En somme, nous devons traiter les gens avec les bonnes fréquences tout en éliminant leur exposition aux fréquences anormales.

    AF : Les médecins traditionnels s’intéressent-ils à ces traitements aux États-Unis ?
    BC : Oui, le processus est lent, mais aujourd’hui des milliers de médecins en pratique privée en tiennent compte.

    AF : Ici, les médecins de l’environnement ont très peur que le Collège des médecins les traite de charlatans et leur retire leur droit de pratique.
    BC : Le monde évolue, mais pour cela il aura fallu que Martin Luther King et Bobby Kennedy soient assassinés, que Nelson Mandela aille en prison, et que Jésus soit crucifié !
    Je ne pense pas que le Canadien et le Québécois moyen sachent à quel point leur système médical est corrompu. Dès notre enfance, on nous a lavé le cerveau en nous faisant croire que les médecins étaient de bons gars qui voulaient nous aider. Et je crois que 99 % des gens qui étudient la médecine le font pour les bonnes raisons. Si c’était seulement pour faire de l’argent, ils ne feraient pas 12 ans d’études supérieures. Sauf qu’on leur enseigne à devenir des pharmaciens, à pousser des drogues. On ne leur enseigne pas la prévention des maladies, les bonnes habitudes de vie, les choses qui comptent.

    AF : En tant que journaliste, il est parfois difficile de ne pas déprimer les gens!
    BC : Il vous suffit de dire à vos lecteurs que nous pouvons éliminer les symptômes d’électrosensibilité chez 60 % des gens et les réduire de façon importante chez l’autre 40 %. Et que la chose la plus importante est d’éviter de vous exposer le plus possible aux CEM et de mettre votre maison à la terre, ce qui ne coûte pas cher. Enfin, il existe des dispositifs de protection efficaces qui permettront l’émergence d’organismes et d’entreprises dans ce domaine au cours des dix, vingt prochaines années.

Share this:
Share this page via Email Share this page via Stumble Upon Share this page via Digg this Share this page via Facebook Share this page via Twitter

Électrosensibilité: Comment se protéger?

Le problème grandissant de la pollution électromagnétique est une réalité. Une réalité niée par plusieurs compagnies et organismes officiels, notamment les manufacturiers de cellulaires et leurs réseaux, sans oublier notre Hydro-Québec national. Tant que cette problématique complexe et multiple n’est pas reconnue, on ne peut pas s’attendre à ce que nos entités gouvernementales, mandatées pour nous protéger, le fassent adéquatement. Il faut donc prendre les choses en main soi-même et se protéger du mieux qu’on peut.

Reconnaître

Il faut d’abord reconnaître que nous sommes bombardés de divers rayonnements à diverses intensités, partout, tout le temps. Sur le blogue de Sebastian Gil, j’ai trouvé un diagramme qui illustre de façon assez éloquente les nombreuses sources de rayonnement qui nous bombardent continuellement.

Sources de CEM

On y remarque la télévision, les téléphones sans fil et les cellulaires, les tours de communications à microondes, les ordinateurs, les appareils radio, les satellites (ils sont plutôt loin et ne comptent peut-être pas beaucoup dans le total, mais… s’ils émettent assez fort pour être perçus par nos appareils, le seraient-ils par nous?), les fils de haute tension et les Wi-Fi. À cela, il faut ajouter les fours à microondes, les néons, tous les fils électriques, etc…

Quelques sites à consulter sur le sujet:

· Pour avoir une vision de ce que représente la pollution électromagnétique, je vous recommande d’aller surfer sur le site de Jean-Pierre Aubé, artiste et programmeur de Montréal (http://www.kloud.org/projet.php?id_projet=16). Il réussit à montrer visuellement la pollution EM.

· Sur le site de Mercola, vous trouverez aussi un article intéressant au sujet de la réalité de cette pollution, particulièrement en ce qui concerne les cellulaires: Warning: 50 Minutes with This Daily Gadget Can Alter Your Brain and DNA.

· Le site de la Coalition québécoise de lutte contre la pollution électromagnétique comporte une quantité impressionnante d’information et de reportages sur le sujet.

· Le magazine la Maison du 21e siècle est une autre source d’information incontournable.

Passer à l’action

Une fois la conscientisation faite, il faut passer à l’action. L’électrosmog doit être considéré comme un stress important, un stress supplémentaire dont on devrait pouvoir se passer. L’effet de ces ondes se fait sentir au niveau cellulaire, principalement dans les systèmes nerveux central et cardiovasculaire. Notre action a pour but la réduction de la quantité totale et de l’intensité de l’exposition, bien sûr, mais il faut aussi essayer de créer des zones (dans l’espace et dans le temps) complètement exemptes de radiations pour permettre à notre corps et à notre esprit de se recharger. Idéalement, la chambre à coucher, durant nos heures de sommeil, devrait être un oasis libre de champs électromagnétiques (CEM).

Étape diagnostique

Vous pouvez faire évaluer votre environnement de vie par un spécialiste qui pourra mesurer l’intensité réelle dans toute la maison (ou le bureau). Plusieurs spécialistes offrent ce genre de services. J’ai personnellement demandé à Stéphane Bélainsky (www.em3e.com) de procéder à cette évaluation chez moi. Je vous en parlerai dans un prochain article.

Bien entendu, on peut agir sans cette évaluation, simplement en se basant sur les principes de base et la connaissance des sources d’émission. Par contre, pour les vrais électrosensibles, l’évaluation est absolument nécessaire pour mettre le doigt sur les sources externes, ou celles auxquelles on n’aurait pas pensé.

Étape mitigation

Règle numéro 1: Se tenir le plus loin possible des émetteurs de CEM.

Un facteur important joue en notre faveur: l’intensité des CEM diminue en fonction du carré de la distance. Donc, le simple fait de s’éloigner de la source diminue son impact de façon importante.

La chambre à coucher est l’endroit le plus important, on doit y porter une attention particulière. C’est durant la nuit que notre corps se recharge et c’est aussi durant cette période qu’il est le plus vulnérable. Un des effets des CEM est d’affecter la sécrétion de mélatonine, rendant le sommeil moins reposant.

Il faut que votre lit, en particulier la tête, soit loin de toute source d’émission. Pas de TV, ni d’ordinateur dans la chambre à coucher. Les lumières, radioréveils et cellulaires devraient être éloignés de votre tête. La tête de lit ne devrait pas non plus être près des prises de courant.

Demeurer ou travailler à moins de 500 m d’une tour de communication ou d’une ligne haute tension est dangereux. Plus elles sont loin, mieux vous porterez.

Règle numéro 2: Éliminer le plus possible les sources

Si vous n’avez pas de WIFI, n’en installez pas. Si vous en avez un, coupez le courant le soir au coucher.

Lorsque vous n’utilisez pas votre cellulaire, fermez-le ou mettez-le en «mode avion».

Utilisez le four à microondes le moins souvent possible (ou mieux, débarrassez-vous-en).

Changez les néons pour des halogènes ou des bonnes vieilles ampoules à incandescence.

Règle numéro 3: S’assurer d’avoir une bonne mise à la terre.

Il est très important de permettre aux CEM de se rendre à la terre sans passer par votre corps! De plus, une bonne mise à la terre permet aux CEM d’être évacuées plus rapidement, de ne pas créer un nuage électromagnétique autour des appareils. Les mises à la terre (ground) sont souvent déficientes.

Augmenter sa résistance

Il est très difficile de trouver de la documentation solide sur des agents thérapeutiques ou des méthodes de traitement. Comme le sujet n’est pas reconnu, les études, si elles existent, ne sont pas publiées.

Une mise en garde: Attention aux vendeurs de produits naturels qui affirment que leurs produits guérissent l’électrosensibilité. Il ne faut pas s’y fier. Ce ne sont souvent que des vendeurs de compagnies à réseau ou à paliers multiples qui ont été endoctrinés à croire que leurs produits sont tout à fait miraculeux et/ou qui ne pensent qu’à leur commission (ou «revenu résiduel»).

Détoxifier

Les hypersensibilités environnementales (sensibilités chimiques multiples, fibromyalgie, électrosensibilité, etc.) sont toutes reliées. Il est donc logique de penser à détoxifier l’organisme. Oui, mais…

La détoxification est un processus difficile pour le corps. Si votre organisme est affaibli, une détox trop forte peut causer une aggravation importante. Il faut donc y aller doucement.

Les principaux outils sont: les aliments verts, les germinations et les aliments crus. Même si je ne suis pas un fervent de l’alimentation crue exclusive (parce que trop restrictif), une cure à base de germinations et de jus d’herbe de blé vous fera le plus grand bien. Les plantes qui supportent le foie comme le chardon marie, le pissenlit, le curcuma, la bardane et l’artichaut sont aussi vos alliées.

L’exercice physique et les saunas sont des outils importants pour relancer vos fonctions détox. La transpiration et la circulation sanguine sont augmentées et permettent l’élimination. Encore ici, plus votre cas est sévère, plus il faut y allez doucement. N’hésitez pas à prendre conseil.

Éliminer les métaux lourds

Vous pouvez également essayer d’éliminer les métaux lourds de votre système avec l’aide d’un professionnel. Le thé vert, la vitamine C, les acides aminés cystéine et méthionine et l’isolat de petit lait, sont quelques-uns des chélateurs doux qui peuvent enclencher tranquillement le processus.

Combattre le stress cellulaire

Les antioxydants comme l’acide alpha lipoïque et le coenzyme Q10 aident à combattre le stress cellulaire de toutes origines. Leur action touche surtout les mitochondries, nos usines électriques intracellulaires, là où sont créés la majeure partie des radicaux libres (pour en savoir plus sur les radicaux libres, lisez Les antioxydants: prévention de la rouille intérieure!).

La mélatonine, en plus de favoriser le sommeil, est un antioxydant puissant qui se rend au cerveau. Il est donc logique d’en consommer au coucher pour augmenter notre tolérance et améliorer notre récupération (voir http://www.jydionne.com/la-melatonine-est-elle-dangereuse/).

Les minéraux comme le zinc, le magnésium et le sélénium sont également utiles parce qu’ils favorisent le bon déroulement des réactions enzymatiques dans vos cellules.

À chacun sa démarche

Il y a moyen de réduire notre exposition aux CEM. Certains moyens sont simples et ne coûtent absolument rien. D’autres demandent plus d’efforts et/ou de $$$. Allez-y selon l’urgence de votre situation et selon vos capacités.

Share this:
Share this page via Email Share this page via Stumble Upon Share this page via Digg this Share this page via Facebook Share this page via Twitter

Avertissement: il est temps de prendre la mesure de votre exposition aux ondes

Vous avez envie de vivre dans un environnement le plus naturel possible et de vous protéger des pollutions électromagnétiques. Demandez notre diagnostic biocompatible.
Pourquoi s’en protéger ?

A un certain niveau d’exposition aux pollutions électromagnétiques, nous mettons en danger notre santé et celle de nos enfants (problème d’insomnie, stress, anxiété,…).

Effets sur le système immunitaire

L’exposition à des champs électromagnétiques peuvent entraîner des dysfonctionnements du système immunitaire, des réponses allergiques chroniques, des réponses inflammatoires et une santé déficiente.
Neurologie et troubles du comportement

Les effets sur les fonctions cognitives et neurophysiologiques.
Les champs électromagnétiques émis par les téléphones mobiles et l’utilisation d’un téléphone mobile affectent l’activité électrique du cerveau.
Tumeurs cérébrales et épidémiologie

L’augmentation du risque de neurinome acoustique lié à l’utilisation durant 10 ans ou plus d’un téléphone sans fil domestique culmine à 310% lorsque le téléphone est en général toujours utilisé du même côté de la tête. (Hardell et al. 2006a)
Des études en milieu professionnel indiquent qu’une exposition à long-terme sur le lieu du travail peut être associé à un risque accru de tumeur cérébrale.

Globalement, les résultats montrent qu’une exposition à long terme à des niveaux de puissance généralement inférieure aux limites en vigueur entraîne une augmentation du risque d’incidence des tumeurs cérébrales.
Leucémie

L’état des connaissances suggère que la leucémie infantile est associée à une exposition aux champs EMF des lignes électriques durant la grossesse ou les premiers âges de la vie.

Des mesures devraient être prises afin de garantir que l’exposition due aux lignes de transmission et de distribution électrique soit inférieure à une valeur moyenne de 1 mG (0,1μT). Des mesures de précaution sont nécessaires afin de réduire tous les aspects de l’exposition.
Maladie d’Alzheimer

Il y a de fortes preuves épidémiologiques qu’une exposition à long terme aux champs magnétiques très basses fréquences constitue un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer.
Effets des modulations de fréquences

Il existe des preuves scientifiques substantielles que certaines modulations de champs (pulsé ou répétés) sont bioactifs, ce qui augmente la probabilité que ces modulations puissent avoir un impact sur la santé en cas d’exposition chronique même à des niveaux d’exposition très faibles.

La pollution électromagnétique est générée par :

L’installation électrique de notre domicile, les prises de courant, les interrupteurs,…ondes_famille
Les appareils domestiques branchés (micro-onde, lampe de chevet, chargeur de téléphone portable,…)
La pollution environnementale liées aux nouvelles technologies (téléphone portable, WIFI, 4G, antenne relais,…)

Share this:
Share this page via Email Share this page via Stumble Upon Share this page via Digg this Share this page via Facebook Share this page via Twitter

Que sont les champs électromagnétiques ?

Définitions de l’OMS et sources

Les champs électriques sont produits par des variation dans le voltage: plus le voltage est élevé, plus le champ qui en résulte est intense. Ils surviennent même si le courant ne passe pas. Au contraire les champs magnétiques apparaissent lorsque le courant circule: ils sont d’autant plus intenses que le courant est élevé. Ainsi, lorsqu’on a un courant électrique, l’intensité du champ magnétique variera selon la consommation d’électricité, alors que l’intensité du champ électrique restera constante. (Extrait de Les champs électromagnétiques, publié par le Bureau Régional de l’Europe de l’OMS en 1999 (Série Collectivités locale, environnement et santé; 32).

Les champs électromagnétiques d’origine naturelle

Bien que non perceptibles par l’oeil humain, des champs électromagnétiques sont partout présents dans notre environnement. Ainsi, l’appartion en certains points de l’atmosphère de charges électriques sous l’influence d’orages donne naissance à un champ électrique. L’orientation de l’aiguille aimantée d’une boussole dans la direction nord-sud est due au champ magnétique terrestre qui est également utilisé comme aide à la navigation par les oiseaux et les poissons.

Les champs électromagnétiques créés par l’activité humaine

A côté des sources naturelles qui composent le spectre électromagnétique, existent d’autres champs qui résultent de l’activité humaine : ces champs sont par exemple à l’origine des rayons X que l’on utilise notamment pour mettre en évidence les fractures dues à des accidents de sport. Au niveau de toute prise de courant existe un champ électromagnétique de basse fréquence engendré par le courant électrique. Nous utilisons également toutes sortes de rayonnements dans le domaine des radiofréquences élevées pour la transmission d’informations, au moyen d’antennes de télévision et de radio ou encore pour la liaison avec les téléphones portables.

Quelques rudiments sur les notions de fréquence et de longueur d’onde

Pourquoi les divers champs électromagnétiques se manifestent-ils de manière si différente ?
Pour caractériser un champ électromagnétique , on utilise notamment sa fréquence ou encore la longueur d’onde du rayonnement qui lui est associé. La nature des interactions entre un champ électromagnétique et l’organisme dépend de la fréquence de ce champ. On peut se représenter le rayonnement électromagnétique comme une série d’ondes très régulières qui progressent à une vitesse extrêmement élevée et plus précisément à la vitesse de la lumière. La fréquence traduit simplement le nombre d’oscillations ou de cycles par seconde, tandis que la longueur d’onde est égale à la distance entre un point d’une onde et son homologue sur l’onde suivante. Fréquence et longueur d’onde sont donc totalement indissociables : plus la fréquence est élevée plus la longueur d’onde est courte.

Une analogie simple va nous permettre de mieux comprendre cette notion : attachons une corde de bonne longueur au loquet d’une porte et saisissons son extrémité libre. Imprimons maintenant à la corde un mouvement de haut en bas : un mouvement lent va produire une seule onde de grande longueur , mais si l’on accélère , on voit se former toute une série d’ondes plus brèves. Comme la longueur de la corde ne varie pas, plus on produit d’ondes (autrement dit , plus la fréquence est élevée) , plus elles sont rapprochées les unes des autres ( c’est-à-dire plus la longueur d’onde est courte).

Quelle différence y a t-il entre un rayonnement ionisant et un rayonnement non ionisant ?
La longueur d’onde et la fréquence déterminent une autre caractéristique importante des champs électromagnétiques , à savoir que les ondes électromagnétiques sont transportées par des ” particules” ( ou “grains d’énergie” ) appelées quanta. Les quanta associés aux ondes de haute fréquence ( ou de courte longueur d’onde ) véhiculent davantage d’énergie que ceux qui sont associés aux ondes de basse fréquence ( ou de grande longueur d’onde). Pour certains rayonnements électromagnétiques, le quantum d’énergie est tellement élevé que ces ondes sont capables de briser les liaisons intra- et intermoléculaires. Parmi les rayonnements qui composent le spectre électromagnétique, les rayons gamma émis par les substances radioactives , les rayons cosmiques et les rayons X possèdent cette propriété et sont appelés ” rayonnements ionisants”. Les rayonnements qui ne sont pas suffisamment énergétiques pour rompre les liaisons intramoléculaires sont dits ” non ionisants”. Les champs électromagnétiques d’ origine humaine qui résultent, pour une part importante, de l’activité industrielle ( électricité, hyperfréquences et radiofréquences ) engendrent des rayonnements qui correspondent à la région du spectre électromagnétique où la fréquence est relativement basse , c’est-à-dire du côté des grandes longueurs d’onde et les quanta d’énergie qu’ils transportent sont incapables de provoquer la rupture des liaisons chimiques.

Les champs électromagnétiques de basse fréquence

Les champs électriques sont associés à la présence de charges positives ou négatives. Ils se manifestent d’ailleurs par la force qu’ils exercent sur les autres charges. L’intensité d’un champ électrique se mesure en volts par mètre ( V/m). Tout fil électrique sous tension produit un champ électrique dans son voisinage. Ce champ existe même si aucun courant ne circule. Pour une distance donnée du fil , le champ est d’autant plus intense que la tension est plus élevée.

C’est à proximité immédiate d’une charge électrique ou d’un conducteur sous tension que le champ électrique est le plus élevé et son intensité diminue rapidement avec la distance. Les conducteurs métalliques constituent un blindage efficace contre les champs électriques. Les matériaux de construction, les arbres , etc. confèrent également une certaine protection. Autrement dit, le champ électrique créé par les lignes de transport d’électricité situées à l’extérieur est réduit par la présence de murs, de bâtiments ou d’arbres. Lorsque ces lignes sont enterrées, le champ électrique en surface est à peine décelable.

Les champs magnétiques sont provoqués par le déplacement de charges électriques. L’intensité d’un champ magnétique se mesure en ampères par mètre (A/m), toutefois dans la recherche et les applications techniques il est plus courant d’utiliser une autre grandeur liée à celle-ci, la densité de flux magnétique, qui s’exprime en teslas ou plus communément en microteslas ( μT). Contrairement au champ électrique, le champ magnétique n’apparaît que lorsqu’un appareil électrique est allumé et que le courant passe. Plus l’intensité du courant est forte, plus le champ magnétique est élevé.

Comme dans le cas du champ électrique, le champ magnétique est d’autant plus intense qu’on est proche de la source et il diminue rapidement lorsque la distance augmente. Les matériaux courants tels que les matériaux de construction ne constituent pas un blindage efficace contre les champs magnétiques.

Champs électriques Champs magnétiques
  1. La mise sous tension d’un conducteur crée un champ électrique
  2. Ce champ se mesure en volts par mètre (V/m)
  3. Le champ électrique peut exister même lorsque un appareil électrique est éteint
  4. L’intensité du champ diminue lorsque la distance à la source augmente
  5. La plupart des matériaux de construction protègent un peu contre les champs électriques
  1. Le passage d’un courant électrique crée un champ magnétique
  2. Ce champ se mesure en ampères par mètre ( A/m). Lorsqu’on étudie les champs électromagnétiques on utilise plus volontiers une autre grandeur, la densité de flux magnétique, qui s’exprime en milli-ou microteslas (mT ou μT).
  3. Dès que l’on allume un appareil électrique et que le courant passe, un champ magnétique apparaît.
  4. L’intensité du champ diminue lorsque la distance à la source augmente.
  5. La plupart des matériaux courants sont incapables de réduire l’intensité d’un champ magnétique.

Le fait de brancher la prise d’un appareil électrique sur le secteur crée un champ électrique dans l’espace environnant. Plus la tension est élevée, plus l’intensité du champ est forte. Comme cette tension existe même lorsqu’aucun courant ne passe, il n’est pas nécessaire d’allumer l’appareil pour qu’un champ électrique soit présent dans la pièce où il se trouve.

Champs magnétiques
Le champ magnétique n’apparaît que lorsque le courant électrique circule. Les champs électrique et magnétique coexistent donc dans l’environnement d’un appareil électrique. Plus le courant est fort, plus le champ magnétique est intense. Le transport et la distribution de l’électricité se font sous haute tension mais la tension du courant utilisé pour la maison est relativement basse. La tension utilisée dans les équipements destinés au transport de l’énergie électrique varie peu d’un jour à l’autre, mais le courant transporté par une ligne électrique varie en fonction de la consommation.

Le champ électrique présent autour du câble d’alimentation d’un appareil électrique ne disparaît que lorsque l’appareil est débranché ou, dans les pays où la prise murale comporte un interrupteur, lorsque cet interrupteur est fermé. Il est en revanche toujours présent au niveau du câble situé derrière le mur.

Quelle différence y a-t-il entre un champ statique et un champ qui varie au cours du temps ?
Un champ statique reste constant au cours du temps. On appelle courant continu un courant qui ne se déplace que dans un seul sens. Dans un appareil alimenté par une pile ou une batterie, le courant va du générateur à l’appareil puis revient vers le générateur. Ce courant crée un champ magnétique statique. Le champ magnétique terrestre est aussi un champ statique. C’est également le cas de celui qui est créé par un barreau aimanté et dont on peut observer les lignes de force lorsqu’on répand de la limaille de fer tout autour.

En revanche, un courant alternatif va créer un champ variable dans le temps. Un courant alternatif change de sens à intervalles réguliers. Dans la plupart des pays européens, ce changement de sens s’opère avec une fréquence de 50 Hertz, soit 50 cycles par seconde. De même, le champ magnétique engendré par ce courant oscille à raison de 50 cycles par seconde. En Amérique du Nord, la fréquence du courant électrique est de 60 Hz.

Quelles sont les principales sources de champs électromagnétiques de basse fréquence, de fréquence moyenne et de haute fréquence ?
Les champs électromagnétiques variables dans le temps produits par les appareils électriques sont un exemple de champs de fréquence extrêmement basse ( champs FEB ). Leur fréquence va généralement jusqu’à 300 Hz. D’autres dispositifs techniques sont capables d’engendrer des champs de moyenne fréquence ( de 300 Hz à 10 MHz ) ou encore des champs dits de radiofréquence, dont la fréquence est comprise entre 10 mégahertz et 300 gigahertz (domaine hertzien et ultrahertzien ). Les effets de ces champs sur l’organisme humain dépendent non seulement de leur intensité, mais encore de leur fréquence et de leur énergie. Le courant électrique fourni par le secteur ainsi que tous les appareils électrique qu’il alimente sont les principales sources de champs FEB , les champs de fréquence moyenne étant essentiellement produits par les écrans d’ordinateur, les dispositifs antivol et autres systèmes de sécurité. Les champs de radiofréquence ont pour principale origine les antennes de radio , de télévision , de radar et de téléphones portables ou encore les fours à microondes. Ces champs donnent naissance , dans l’organisme, à des courants induits , qui , si leur intensité est suffisante, sont capables de produire toute une gamme d’effets , tels qu’ hyperthermie ou choc électrique , en fonction de leur amplitude et de leur fréquence. ( Il est vrai toutefois, que pour produire de pareils effets, le champ extérieur doit être très intense, beaucoup plus intense que ceux qui existent normalement dans l’environnement humain).

Champs électromagnétiques de haute fréquence

Les téléphones portables , les émetteurs de radio et de télévision et les radars produisent des champs électromagnétiques dans le domaine des radiofréquences. Ces champs servent à transmettre des informations à grande distance et ils sont à la base des télécommunications en général et notamment des émissions radiotélévisées sur toute la planète. Les microondes ou hyperfréquences sont produites par des champs électromagnétiques de radiofréquence qui se situent dans la bande des gigahertz. Dans les fours à microondes, elles servent à réchauffer rapidement la nourriture.

Dans la gamme des radiofréquences, champs électriques et champs magnétiques sont étroitement liés et on mesure habituellement leur densité énergétique en watts par mètre carré (W/m2).

Points à retenir :

  • Le spectre électromagnétique englobe les sources naturelles et artificielles de champs électromagnétiques.
  • Un champ électromagnétique se caractérise notamment par la fréquence et la longueur d’onde du rayonnement engendré par la propagation de ce champ. La fréquence et la longueur d’onde d’un rayonnement électromagnétique sont inversement proportionnelles : plus la fréquence est élevée, plus la longueur d’onde est courte.
  • Les rayonnements ionisants comme les rayons X ou gamma sont constitués de photons qui transportent suffisamment d’énergie pour rompre les liaisons moléculaires. Les photons des ondes électromagnétiques qui se situent dans la gamme de fréquence de l’alimentation électrique ou des radiofréquences sont beaucoup moins énergétiques et ne possèdent pas cette propriété.
  • Les champs électriques sont dus à la présence de charges électriques et se mesurent en volts par mètre (V/m). Les champs magnétiques sont dus aux courants électriques. Leur densité de flux ( appelée aussi induction magnétique ) se mesure en microteslas ( μT ) ou en milliteslas (mT).
  • Aux radiofréquences et aux hyperfréquences ( microondes) le champ électrique et le champ magnétique sont interdépendants et constituent les deux composantes du champ électromagnétique qui se propage sous forme d’onde électromagnétique. L’intensité de ce champ est mesurée par la densité de puissance qui s’exprime en watts par mètre carré (W/m2).
  • Les ondes électromagnétiques de basse et de haute fréquence peuvent agir de différentes manières sur l’organisme humain.
  • Les générateurs et les appareils électriques sont les sources les plus courantes des champs électriques et magnétiques de basse fréquence dans lesquels baigne notre environnement. Les télécommunications, les antennes émettrices et les fours à microondes sont les sources ordinaires de champs électromagnétiques dans le domaine des radiofréquences

 

Share this:
Share this page via Email Share this page via Stumble Upon Share this page via Digg this Share this page via Facebook Share this page via Twitter

L’Assemblée générale de l’IGA 2015 donne naissance à l’antenne du Finistère

Bonne ambiance et nouveautés au menu du 10 au 12 avril conseil d’administration compris. Du nouveau sur les bactéries et virus issus de la fonte du Permafrost dans le grand nord russe et canadien.

Des améliorations sur les hernies discales et les candida albicans…

J’ai le plaisir de vous annoncer ma nomination en tant que responsable de l’antenne départementale à ce même conseil d’administration.

La nouvelle antenne tiendra bientôt sa réunion de formation permanente pour les adhérents qui n’ont pu se rendre à la journée du 12.

Nouveauté encore: le 3 octobre, nous soutiendrons les électro hyper-sensibles à l’occasion de la journée internationale initiée par l’antenne de Marseille l’an dernier. Des infos et témoignages d’un côté, des ateliers de résilience et récupération de l’autre.

Merci de vos retours et inscriptions,

Marc

Share this:
Share this page via Email Share this page via Stumble Upon Share this page via Digg this Share this page via Facebook Share this page via Twitter

Preuve de l’imputabilité aux champs électro-magnétiques de l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique

A la minute 3,54, Rosie Redfield, professeur à l’Université de Colombie britannique (Canada), explique comment la BHE est constituée de protéines insérées au coeur des phospholipides qui isolent les cellules du cerveau vis à vis du flux sanguin. Cette protéine est activée par une hausse du voltage, pour permettre (en principe exceptionnellement le passage, non de lipides ni d’eau, mais de molécules chargées, ce qui peut autoriser l’entrée de métaux lourds toxiques et électriquement chargés. Or, que produit l’exposition à un champ électromagnétique? Une hausse du voltage

Share this:
Share this page via Email Share this page via Stumble Upon Share this page via Digg this Share this page via Facebook Share this page via Twitter