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revenir de l’électrosensibilité

  • Naturopathe et détenteur d’un doctorat en nutrition, Brian Clement dit avoir traité avec succès plus de 4 000 personnes électrohypersensibles — dont plus de la moitié sont en rémission partielle ou totale — à l’Institut Hippocrate qu’il dirige avec sa femme Anna Maria Clement. Fondé à Boston en 1956 par la nutritionniste Ann Wigmore et aujourd’hui basé en Floride, cet institut est l’un des centres de santé naturelle les plus réputés au monde.

    Selon Brian Clement, l’électrohypersensibilité est notamment due à une intoxication aux métaux lourds endommageant notamment les systèmes nerveux et immunitaire. Voici l’intégral de l’entrevue téléphonique qu’il nous a accordée en janvier 2012 et qui se termine avec plusieurs conseils très utiles.

    Lire aussi les conseils du cardiologue William J. Rea, pionnier américain de la médecine de l’environnement.
    Et les conseils du pharmacien québécois Jean-Yves Dionne.
    AF : Depuis quand vous intéressez-vous aux CEM ?
    BC : Tout a débuté dans les années 1980, lorsque je me suis intéressé aux thérapies électromagnétiques que j’ai découvertes en Europe. J’ai fait l’acquisition de telles machines thérapeutiques, dont certaines coûtent des millions de dollars, après avoir constaté qu’elles avaient aidé des personnes extrêmement malades. L’origine de leurs malaises a été liée à l’âge de l’électronique. Depuis les années 1990, ces personnes passaient leurs journées devant un écran cathodique, puis, avec l’arrivée des téléphones cellulaires, leurs symptômes s’étaient aggravés radicalement. Il fut facile d’établir un lien avec les CEM. Parfois, leurs symptômes disparaissaient lorsqu’ils cessaient d’être exposés à cet électrosmog, mais dans les cas les plus graves, les symptômes ne faisaient que diminuer. Depuis environ 30 ans, nous analysons le sang vivant de nos patients au microscope, et ces dernières années, nous avons fait des tests de biofréquences et des analyses de sang classiques. Les gens les plus électrohypersensibles sont des conducteurs universels d’électricité. Malheureusement, les médecins les réfèrent très souvent en psychiatrie. Pourtant, il s’agissait en général de gens heureux au travail et dans leur famille, et en santé jusqu’au jour où ils se sont mis à sentir la pluie deux jours à l’avance, à sentir les voitures qui passent dans la rue et à avoir mal à la tête quand leurs enfants allument le téléviseur. »

    AF : Qu’est-ce qui se passe chez ces personnes ?
    BC : La prémisse de base est bien simple : le corps humain est avant tout électromagnétique. Depuis deux mois, je travaille avec le Dr Valerie Hunt, une femme extraordinaire qui a 95 ans. En 1948, elle est devenue la première femme professeur de médecine à l’Université de la Californie. Dans les années 1950, elle a été une pionnière des traitements et thérapies par biofréquences. Nous espérons remplacer le paradigme de la biologie physique par celui de la biologie humaine quantique où nous démontrons que les CEM les plus importants ne sont pas ceux qui se trouvent dans nos cellules, mais ceux qui sont dans la toile électromagnétique qui est la base de qui nous sommes.

    Le corps possède cent trillions de cellules qui ont une fréquence électromagnétique. Lorsque cette fréquence est anormale, la cellule peut muter et se développer en cancer, ou, si vous êtes chanceux, la cellule deviendra un kyste, ou entraînera une maladie cardiovasculaire ou une maladie mentale. Voici une explication plus simple : quand on regarde des cellules en santé au microscope, on voit des cellules dodues et rondes, qui tournent dans le sens des aiguilles d’une montre, symphoniquement au rythme des océans, de la rotation de la terre, etc. Tout a une connectivité électromagnétique. Dans toute cellule, il y a plusieurs éléments, mais l’un de ceux qui vous attirent et vous branchent à l’électromagnétisme est la magnétite. Elle peut vous connecter à un homme qui hurle à 10 000 milles de distance, à la lune, à l’univers et, malheureusement, aux CEM créés par l’homme. Le corps est comme une éponge. Tous les médecins, même les plus conservateurs, vous testent avec des appareils électromagnétique, mais comme l’industrie pharmaceutique contrôle leur profession, ils vous traitent avec des produits chimiques. Qu’est-ce qu’une résonance magnétique, une tomographie par positons (PET Scan), un tomodensitogramme (CAT Scan) ou une échographie ? Ce sont des manières de mesurer les biofréquences, les fréquences électromagnétiques de vos cellules. C’est un art, une science sophistiquée qui permet de déterminer quelle maladie vous afflige par la fréquence incorrecte de vos cellules. Alors ici à l’Institut, nous vous traitons de façon électromagnétique — à la bonne fréquence et à la bonne dose — et nous vous donnons des aliments vivants qui contiennent de l’électromagnétisme.

    Votre corps peut tolérer un peu d’interférence électromagnétique, mais quand elle est constante, les cellules se mettent à mourir ou à muter ou à ne plus régénérer vos os, vos tissus et vos organes. Si vous me demandez quel est le problème le plus grave que l’homme ait créé, je vous répondrai qu’en premier c’est l’électropollution, suivi des produits chimiques et des métaux lourds.

    AF : C’est ce que disait dans une entrevue en l’an 2000 le Dr Robert Becker, qui fut deux fois candidat au prix Nobel de médecine: « Je n’ai aucun doute dans mon esprit que présentement la forme de pollution la plus répandue dans l’environnement terrestre est la prolifération des champs électromagnétiques. »
    BC : Il avait raison.

    AF : Que répondez-vous lorsque l’Organisation mondiale de la santé dit qu’il n’a pas été prouvé que les symptômes des gens qui se disent électrohypersensibles sont liés à l’exposition aux CEM.
    BC : Il faut se rappeler que le monde dans lequel nous vivons est contrôlé par des intérêts corporatifs. Bien que l’on nous enseigne en Occident que nous sommes libres, nous sommes probablement plus manipulés que les gens qui vivent dans les pays où les populations sont contrôlées de façon flagrante.

    AF : En fait, la Russie et la Chine ont adopté des limites d’exposition aux CEM parmi les plus sévères au monde afin de protéger leurs populations.
    BC : C’est parce que d’excellentes recherches sur les CEM ont été réalisées dans ces mêmes pays.

    AF : Ce sont pourtant les pays où les droits démocratiques sont les plus brimés ! Qu’est-ce que cela révèle de nos sociétés ?
    BC : Ici, l’argent est devenu un dieu. En Occident, les gens ont perdu le sens de l’’éthique et de l’honneur. C’est pourquoi nos sociétés sont en crise. Quand les gens étaient pauvres, ils vivaient selon leurs valeurs. Nous avons eu la vie trop facile pendant trop longtemps, alors nous avons perdu nos valeurs. Je n’oublierai jamais ce que l’ancien chef soviétique Nikita Khrouchtchev a dit à John F. Kennedy quand j’étais jeune : « Ne vous en faites pas, nous n’avons pas besoin de vous bombarder avec la bombe atomique, vous allez vous détruire avec votre cupidité ! Malheureusement, sa malédiction s’est réalisée. Ceci dit, il est important de dire qu’aujourd’hui, quiconque doute que l’énergie électromagnétique puisse avoir des effets néfastes sur la santé des humains est au mieux un fou, au pire, un humain corrompu. Mettez-moi n’importe quelle personne en santé dans une pièce, j’allumerai un appareil radio, et un test de sang vivant montrera immédiatement une différence dans ses cellules. Elles passent de l’écoulement libre d’un beau concert de Mozart, puis quand on introduit un CEM, dépendamment du niveau d’intensité, elles se masseront ensemble dans un coin comme si un monstre était entré dans la pièce. Et plus la fréquence sera élevée, tout comme avec certaines fréquences plus subtiles mais aussi dommageables, plus elles se colleront ensemble comme des enfants qui veulent se protéger.

    AF : Parlez-nous davantage de vos outils diagnostiques.
    BC : L’outil qui est de loin le plus précis est le microscope à champ noir que l’on utilise pour faire le test de sang vivant. De plus, la machine de test de biofréquences Ondamed est l’une des plus sophistiquées aujourd’hui. Elle a été inventée par un Autrichien et elle ne détecte pas seulement les problèmes électromagnétiques, mais également les problèmes de fréquences biologiques car elle teste la biofréquence des systèmes cellulaires et organiques. La bonne nouvelle, c’est que l’efficacité de cette technologie double à tous les huit à dix mois, ce qui me coûte cher en équipement car je les change aux trois ans !

    AF : Au Québec, à cause de la popularité du chauffage électrique, nos niveaux d’exposition aux champs magnétiques sont parmi les plus élevés au monde. De plus, nous avons les taux d’incidence de cancers liés aux champs magnétiques (du cerveau, du sang, du sein et infantiles) les plus élevés au pays. Or, le taux d’électrosensibilité semble aussi augmenter chez nous avec la prolifération des appareils sans fil, y compris les nouveaux compteurs « intelligents » d’Hydro-Québec qui émettent des radiofréquences, mais on nous répond que les réactions sont sans doute psychosomatiques !
    BC : Dans les années 1970, il y avait encore des médecins qui disaient que l’hypoglycémie n’existait pas et qui référaient ces patients chez le psychiatre en disant qu’ils étaient en dépression. Aujourd’hui, c’est une condition communément reconnue en médecine classique.

    AF : Selon les diverses études européennes, jusqu’à 13 % des gens sont déjà hypersensibles aux CEM. Qu’en pensez-vous ?
    BC : Je pense que nous sommes tous sensibles aux CEM et que de 3 à 5 % des gens sont hypersensibles. Nous traitons 2 000 personnes par année et au moins 150 d’entre elles tombent dans cette catégorie. Évidemment, nous traitons surtout des gens malades, mais selon moi c’est certainement plus de 4 %.

    AF : Pourquoi certaines personnes deviennent-elles électrohypersensibles et non d’autres ?
    BC : C’est que leurs cellules ont déjà des biofréquences anormales, soit de naissance ou parce qu’elles ont été exposées à différentes substances dans leur enfance, notamment aux métaux lourds. Si vos cellules contiennent des métaux, ces derniers vont attirer et accroître les fréquences électriques comme un paratonnerre, ce qui vous rendra plus susceptible de développer des symptômes de HSEM. Bref, plus votre corps contient de métaux lourds, plus vous aurez de problèmes [de santé] électriques.

    AF : Les personnes électrosensibles souffrent-elles aussi de débalancements chimiques ?
    BC : Absolument, 100 % d’entre elles. Les gens qui ont des problèmes électromagnétiques ont aussi des problèmes chimiques et ceux qui ont des problèmes chimiques sont plus susceptibles aux CEM. Nous constatons une incidence plus élevée d’acidité chez 100 % de ces gens, plus de maladies cardiaques et de troubles du cerveau. Dans les cas modérés, on parle de déficit de l’attention et de dyslexie, et dans les pires, du cancer du cerveau. Aujourd’hui, si on ne comprend pas à quel point le problème est sérieux, il suffit d’observer les statistiques de cancer chez les enfants. Quand j’ai débuté ma carrière il y a une quarantaine d’années, on ne voyait pas d’enfants atteints du cancer du cerveau, alors qu’aujourd’hui c’est la deuxième cause de décès avec la leucémie infantile (les accidents mortels sont au premier rang). Alors, comment expliquer que l’on soit partis de zéro il y a deux générations et que nous soyons rendus à la situation actuelle ?

    AF : Certains blâment aussi l’usage courant des pesticides.
    BC : Oui, mais c’est la deuxième cause avec les métaux lourds. La première cause est la pollution électromagnétique. Les deux se rejoignent, évidemment.

    AF : Et il y a synergie entre ces divers polluants dont les effets sont ainsi multipliés.
    BC : Oui. C’est une synergie des énergies qui créé des énergies anormales.

    AF : J’ai récemment demandé à plusieurs spécialistes à travers le monde s’il est possible de traiter les personnes électrosensibles, évidemment en plus de réduire leur exposition aux CEM. Certaines personnes voient leur santé s’améliorer en se désintoxiquant et en prenant des suppléments naturels, alors que d’autres ont essayé plein de choses sans succès. Qu’en pensez-vous ?
    BC : Je crois que l’on peut réduire les symptômes dans 100 % des cas, mais que dans environ 40 % des cas, les gens auront des effets négatifs toute leur vie. Ceci, parce qu’ils ont épuisé leur système nerveux à un tel point que leurs cellules nerveuses fonctionnent à une fréquence anormale. Chez l’autre 60 % des cas, les gens arrivent à réguler leurs neurones et leurs nerfs mais ça peut prendre des semaines voire des années selon les individus.

    AF : Si votre médecin vous recommande la méditation, j’imagine que ça ne peut pas faire de tort.
    BC : En effet, parce que la méditation vous aide à vous recentrer. Tout ce qui permet de vous « grounder » est une bonne façon de s’en tirer. On peut faire des choses
    simples, comme marcher pieds nus idéalement sur la terre ou sinon sur vos planchers de bois ou de tuiles. Je ne suis pas un expert dans ce domaine, mais j’ai aidé un ami à mettre à la terre un studio d’enregistrement dans son chalet. C’est bien simple : nous avons placé un fil de cuivre d’un huitième de pouce de diamètre tout autour du chalet, puis l’avons rattaché à de grosses tiges métalliques enfouies aux quatre coins du bâtiment. Moi-même, je n’aime pas particulièrement les bijoux, mais je porte au cou un pendentif qui agit comme bouclier contre les CEM. Plusieurs de ces dispositifs fonctionnent. J’utilise notamment une puce Gia Wellness — l’entreprise qui a acquis la technologie Biopro — sur tous nos ordinateurs et tous nos téléphones cellulaires. Il y a plusieurs années, j’ai eu le privilège de discuter pendant trois heures avec l’inventeur de cette technologie d’effet de résonnance moléculaire, le Dr Igor Smirnov, ancien chercheur à l’Université de Saint-Pétersbourg, en Russie. Elle découle des recherches faites par l’armée américaine et par l’agence spatiale soviétique. Il m’a expliqué : « Des cosmonautes dans la vingtaine revenaient de trois jours dans l’espace et ne tenaient plus debout. Sur le plan biologique, ils étaient devenus des hommes de 60 ou 70 ans. Notre conscience nous interdisait de les envoyer dans l’espace sans trouver un moyen de les protéger des rayons gamma. Nous avons donc mis une toile protectrice autour des capsules spatiales. »

    AF : Le médecin et avocat américain George Carlo, l’un des premiers chercheurs à identifié les risques des téléphones cellulaires dans une étude financée par l’industrie, a pourtant dénoncé le fait que certains de ces produits n’étaient pas toujours fiables, et parfois même dangereux. Selon lui, le fabricant des puces de protection Biopro, a déjà connu des problèmes de fabrication. Or, certaines personnes électrosensibles avaient été très malades après avoir utilisé ces produits défectueux. Elles avaient utilisé longuement leur cellulaire croyant qu’elles étaient protégées alors qu’elles ne l’étaient pas. Carlo s’était dissocié de la technologie Biopro parce que la compagnie aurait refusé de reconnaître le problème et de reprendre les produits défectueux.

    BC : Quand j’utilise mon cellulaire, je ne le mets jamais sur ma tête, j’utilise toujours la fonction mains libres, avec un haut parleur à 29 $ que l’on peut aussi installer dans sa voiture. Et je l’utilise rarement, tout comme mon ordinateur que j’emploie uniquement pour mes présentations Powerpoint. Je n’écris même plus à l’ordinateur : j’utilise plutôt le logiciel de reconnaissance vocale Dragon qui est précis à environ 98 % et qui permet même de corriger sans clavier.

    AF : Pour revenir aux métaux lourds, sont-ils la première cause de l’électrohypersensibilité ?
    BC : Il n’y a pas de doute que la combinaison des métaux lourds et des CEM est la cause numéro un de l’hypersensibilité aux diverses fréquences.

    AF : Alors comment désintoxiquez vous les gens affectés ?
    BC : Ils doivent d’abord éviter la viande car elle contient trop souvent des métaux lourds conducteurs d’électricité. La plupart des métaux lourds sont stockés dans les parties grasses du corps, dans les organes et les cellules. La première étape consiste à se débarrasser de l’excès de gras. En second lieu, nous recommandons l’usage quotidien d’un sauna à infrarouge, puis la consommation copieuse (au moins 30 comprimés par jour, dans les cas les plus graves de 120 à 180 comprimés par jour) de chlorelle, une algue verte d’eau douce. Ensuite, nous mettons les gens dans un sauna à infrarouge au moins 30 minutes, une fois par jour pour les cas faciles, et de 30 à 60 minutes, deux ou trois fois par jour, pour les cas lourds. Il est important de commencer lentement et d’augmenter progressivement la durée de la séance de sauna.

    AF : Oui, car la transpiration renvoie les métaux lourds dans le sang, n’est-ce pas ?
    BC : Sans aucun doute. Les ondes infrarouges ont une fréquence qui réchauffe l’intérieur des cellules et les ouvre comme si on les chatouillait. Mais il ne faut pas oublier que le plus important est de consommer de l’eau très pure.

    AF : Oui, moi je filtre mon eau de puits avec un système à l’osmose inverse. Mais faut-il vraiment boire huit verres d’eau par jour ?
    BC : Pour chaque livre de poids corporel, les gens doivent boire quotidiennement ½ once d’eau ou de jus vert — par exemple, un jus d’herbe de blé qui désintoxique et équilibre vos protéines. Bref, si vous pesez 150 livres, il vous faut 2,2 litres d’eau par jour.

    AF : Et quels sont les suppléments alimentaires les plus importants pour les électrosensibles ?
    BC : Les algues et l’argile verte comestible provenant de France. De plus, des enzymes systémiques aident à rétablir la fréquence normale des cellules.

    AF : Quels minéraux et vitamines favorisent la désintoxication ?
    BC : Les vitamines B permettent aux nerfs de se développer biologiquement afin que les neurones puissent retrouver leur état normal. Il faut être très prudent car, comme je l’écrivais il y a quelques années dans mon livre Supplements exposed, 91% des vitamines contiennent des produits chimiques synthétiques nocifs. Il faut les éviter. Les suppléments vitaminiques qui sont bons sont faits d’ingrédients entiers comme les marques New Chapter et Vitamin Code. Les minéraux sont aussi très importants. Comme la plupart ne sont pas digérés par le corps, il faut choisir des minéraux ioniques. Par exemple, la plupart des comprimés de calcium sur le marché contiennent des coquilles d’huitres broyées et durcissent les artères ou, pire encore, de la craie broyée qui cause le cancer. Les minéraux ioniques les plus importants pour les personnes électrosensibles sont le manganèse, le magnésium, le phosphore et le calcium. Il est bon de manger des algues marines rincées de leur sel car un taux élevé de sodium augmente les fréquences électriques dans le corps. Au Canada, je recommande le goémon (dulce en anglais).

    AF : Et que recommandez-vous de plus ?
    BC : Si possible, il est très important de prendre des bains minéraux, par exemple de mettre dans votre bain des sels comme celui de la Mer Morte ou même du sel ordinaire. Vous vous étendez dans de l’eau très, très chaude pendant 20 à 30 minutes, le soir avant de vous mettre au lit. Pour une expérience un peu plus puissante, ajoutez un quart de tasse de poudre de gingembre (beaucoup moins chère si on l’achète dans un marché d’aliments indiens.) Celle-ci chauffe le corps doucement et ouvre les pores de la peau afin de vous donner plus d’énergie ionique mettant à la terre l’énergie électromagnétique dans votre corps. L’eau, évidemment, est le meilleur conducteur.

    AF : Mais l’eau doit être filtrée pour éviter que les polluants qui s’y trouvent pénètrent par ces pores ouvertes, n’est-ce pas ?
    BC : Oui, c’est pourquoi il faut mettre un bon filtre sur une pomme de douche téléphone et l’utiliser pour remplir votre bain. L’eau des municipalités et même l’eau des puits est très polluée partout dans le monde. Une usine peut polluer l’eau souterraine à 200 miles de distance.

    AF : C’est malheureux car beaucoup de gens sont préoccupés par tous ces polluants qui dépriment le système nerveux. Selon vous, que faudra-t-il pour réveiller les gens ?
    BC : Je crois qu’il faudra prendre conscience de l’incidence croissante des maladies environnementales. Ce qui me fait le plus peur, c’est qu’aujourd’hui, les gens les plus malades que je traite sont les plus jeunes. Ça rend mon travail plus difficile car il est beaucoup plus facile de traiter une personne de 60 ou 70 ans qui a vécu sa vie. En ce moment, j’ai une jeune fille de 16 ans qui se meurt d’un cancer de stade 4 [métastases propagées aux autres organes]. Une telle situation est devenue courante parce que l’on vit dans une fosse septique et que les gouvernements défendent davantage les intérêts des entreprises que ceux des citoyens.

    AF : Parlez-moi davantage des produits qui peuvent nous protéger des CEM.
    BC : Il y en a plusieurs sur le marché international.

    AF : Avez-vous essayé l’EMF-Bioshield pour les écrans d’ordinateurs et les téléviseurs ?
    BC : Oui, et il semble fonctionner. Le public fait confiance à l’éthique des fabricants, mais il y a malheureusement des gens sans éthique qui fabriquent des saloperies et qui vous disent que leurs produits vous protègent. Par contre, il y a aussi des gens fiables qui s’appuient sur une véritable science. Si vous pouvez fabriquer un produit qui satisfait une norme issue de la littérature scientifique révisée par des pairs, ce produit aura une certaine crédibilité. Quand j’ai commencé à étudier ces dispositifs il y a plus de 30 ans, j’étais sceptique, je pensais que c’était de la foutaise, pour être honnête. Puis j’ai vu un film dans lequel on voyait des ondes électromagnétiques, puis on voyait que ces ondes n’affectaient plus la personne grâce à un tel dispositif qui les blindait. Ma collègue, le Dr Valerie Hunt, était déjà au courant de tout cela il y a 60 ans. En somme, nous devons traiter les gens avec les bonnes fréquences tout en éliminant leur exposition aux fréquences anormales.

    AF : Les médecins traditionnels s’intéressent-ils à ces traitements aux États-Unis ?
    BC : Oui, le processus est lent, mais aujourd’hui des milliers de médecins en pratique privée en tiennent compte.

    AF : Ici, les médecins de l’environnement ont très peur que le Collège des médecins les traite de charlatans et leur retire leur droit de pratique.
    BC : Le monde évolue, mais pour cela il aura fallu que Martin Luther King et Bobby Kennedy soient assassinés, que Nelson Mandela aille en prison, et que Jésus soit crucifié !
    Je ne pense pas que le Canadien et le Québécois moyen sachent à quel point leur système médical est corrompu. Dès notre enfance, on nous a lavé le cerveau en nous faisant croire que les médecins étaient de bons gars qui voulaient nous aider. Et je crois que 99 % des gens qui étudient la médecine le font pour les bonnes raisons. Si c’était seulement pour faire de l’argent, ils ne feraient pas 12 ans d’études supérieures. Sauf qu’on leur enseigne à devenir des pharmaciens, à pousser des drogues. On ne leur enseigne pas la prévention des maladies, les bonnes habitudes de vie, les choses qui comptent.

    AF : En tant que journaliste, il est parfois difficile de ne pas déprimer les gens!
    BC : Il vous suffit de dire à vos lecteurs que nous pouvons éliminer les symptômes d’électrosensibilité chez 60 % des gens et les réduire de façon importante chez l’autre 40 %. Et que la chose la plus importante est d’éviter de vous exposer le plus possible aux CEM et de mettre votre maison à la terre, ce qui ne coûte pas cher. Enfin, il existe des dispositifs de protection efficaces qui permettront l’émergence d’organismes et d’entreprises dans ce domaine au cours des dix, vingt prochaines années.

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